23 juillet 2008
Merci, merci , merci !
Ca n'a rien à voir avec l'histoire, mais c'est ma petite histoire personnelle : je tenais à remercier ma famille et mes amis de m'avoir souhaité si chaleureusement mon anniversaire, de m'avoir autant gâtée aussi. La journée d'hier était dense mais merveilleuse, et je suis prête à faire de jolies petites tartines de beurre pour PCR.
Merci à Mamie, Grand-Père, papa, maman, France, Vincent, Clément et Baptiste, Florent et Virginie, Tontonono et Tatacicile, Franck et Sylvette, Christine et Tony, Sébastien et Barbara, Monique et Marc pour m'avoir souhaité cet anniversaire de divers façons, à Fred, Eugénie, Céline O., Céline P., Matthieu, Mickaël et Johan pour l'anniversaire "bougies-gâteaux", à Marie Chouchou pour le joli dessin que j'expose sans vergogne dans cet article, à Marie Mimine pour ses gentils messages toujours très drôles, à Fabiche et Yohan pour leurs petites pensées, à Arnaud et Arnauld pour leurs coups de téléphone et mails, aux deux Pauline qui m'ont bien fait rire, à Brice (c'est son anniversaire aujourd'hui)...et combien j'en oublie !
Et maintenant, c'est parti, du bon pied, pour la vingtaine !!!!
21 juillet 2008
George Sand et Nohant

J’ai été marquée par Nohant dès mes 11 ans. A l’époque, je n’avais aucune idée de qui était George Sand, j’écrivais encore « George » avec un « s » et je pensais que c’était un homme, peut-être un Anglais. Bref, j’avais tout faux.
Lorsque je suis arrivée dans cette grande maison, ni trop prétentieuse, ni trop chiche, j’ai pensé que j’aimerais bien y vivre : tout était prêt à m’accueillir. La table était mise et j’aurais eu à mes côtés Alexandre Dumas fils – je ne savais pas encore non plus que c’était l’auteur de la Dame aux Camélias, et non pas des Trois mousquetaires – et pourquoi pas Tourgueniev, que je confondais sans vergogne avec l’auteur de Guerre et Paix, alors qu’il est celui de Père et Fils. Il n’y avait que Flaubert que je connaissais vaguement, et encore, je croyais que Madame Bovary était l’auteur du roman, et non pas un titre. Ce que j’étais inculte ! J’avais lu un condensé du Roman de la Momie de Théophile Gautier, et j’ai pu aisément reconnaître l’homme qui avait réclamé un peigne à George Sand un soir, et qui en avait obtenu un nombre considérable le lendemain. J’avais aussi une notion vague des tableaux de Delacroix, que j’imaginais pourtant plus flous qu’ils ne sont en réalité.
Cela fait neuf ans maintenant, et j’ai comblé mes lacunes. J’ai lu Flaubert, j’ai lu Alexandre Dumas fils pour compléter la dynastie, il n’y a que Tourgueniev qui manque encore à ma bibliothèque. Mais surtout, j’ai lu Sand. Ce n’est pas tant sa littérature que j’apprécie. Elle est souvent un peu trop champêtre à mon goût et je suis plus encline à lire un Zola urbain (même si La Terre est un excellent roman de Zola). C’est plutôt son personnage qui m’interpelle : une force de caractère, un esprit courageux, des réflexions souvent profondes et une capacité à attirer les hommes talentueux et inspirés. Un monde d’artistes gravitait autour d’elle, comme les planètes gravitent autour du soleil. Parfois, il y avait des incidents : des brouilles avec Mérimée suite à une nuit d’amour décevante, avec Liszt et Marie d’Agoult après avoir été les meilleurs amis du monde, avec sa fille, Solange, qui est actuellement décrite comme le prototype de la peste pour avoir entraîné la rupture de George et Chopin. Des scandales, comme lorsqu’elle portait des pantalons et fumait le cigare en public, lorsqu’elle entretenait des relations saphiques avec Marie Dorval. Et puis, bien sûr, des passions plus ou moins orageuses qui font encore rêver, qui sont aussi un fond de commerce florissant pour les cinématographes et les Monuments nationaux : Jules Sandeau, à qui elle doit son nom, Alfred de Musset, qu’elle trompait avec le docteur Pagello après avoir été elle-même trompée avec des prostituées de Venise, Frédéric Chopin, de qui elle fut plus la mère, la sœur, l’infirmière, que la maîtresse…
George Sand ramène à elle tous les plus grands artistes du XIXe siècle, c’est sans doute pour cela, aussi, qu’elle fascine. A Nohant se sont côtoyés des génies du siècle… ou doit-on parler d’ « Enfants du Siècle » ? Grande enfant, cette George ? Peut-être, lorsqu’on lit ses contes, ou même ses romans comme la Petite Fadette, Cendrillon du XIXe. Peut-être aussi lorsqu’on visite le théâtre, où elle aimait jouer et mettre en scène dans un décor de poupée, et que l’on admire le théâtre des marionnettes de son fils Maurice, marionnettes qu’elle aimait habiller. Mère attentive aussi, qui a fait planter deux grands chênes pour la naissance de ses enfants, et qui a demandé à les voir en mourant. Grand-mère gâteau qui aimait faire des confitures avec les fruits de son jardin. Et puis ses dernières paroles avant de s’éteindre en 1876 : « Laissez verdure »...
Le retour...
Me revoilà après un grand moment d’absence, pour mon plus grand plaisir et, je l’espère, le vôtre. J’ai eu une année très occupée et fort studieuse mais, heureusement, mes efforts ont été largement récompensés. Plein de projets m’animent maintenant, notamment mon sujet de recherche. Dans le courant de l’année, je pense utiliser ce blog afin de vous informer sur l’évolution de mes découvertes (ne vous attendez tout de même pas à des révélations fracassantes).
Autre projet : commencer en cours transversal de mon master une formation à la théorie et la pratique de l’édition… « histoire » de pouvoir toucher du bout des doigts ce métier d’éditeur que j’aime tant…et qui sait peut-être entamer un master 2 édition (à 10 500 euros l’année, on peut rêver).
Je reviens tout juste de vacances chez Aldea et Petit Chaperon Rouge. C’était très agréable, comme toujours. Pour redonner vie à ce blog délaissé (je comprends ceux qui en ont assez de voir la trogne de Julien l’Apostat, n’est-ce pas mère grand ;-) ), je vais rédiger un peu plus tard un article sur Nohant avec les photos (si elle me le permet bien sûr), de ma chère PCR. Ce sera une occupation pour cet après-midi…
Certains commentaires m’ont beaucoup touché et m’encouragent à alimenter ce blog. Je suis flattée par les élèves qui m’ont remercié d’avoir écrit certains articles et qui ont, grâce à eux, réussi à avoir de bonnes notes. Faire de ce blog quelque chose d’utile était un objectif que je voulais atteindre.
A bientôt donc…


